Flux RSS d'opikanoba.org

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RSS 1.1 : reprise des travaux sur la branche RDF de RSS

Trois utilisateurs de RSS 1.0, Sean B. Palmer, Christopher Schmidt et Cody Woodard, décident de corriger les bugs de RSS 1.0 et d’améliorer le format en proposant RSS 1.1.

RDF Site Summary (RSS) est une application XML et RDF, qui fournit un format de données permettant de faire de la syndication de contenu.

Ce format, au cœur de bien des querelles, subit sa popularité et voit les intérêts divergents semer le trouble puisqu’il existe deux familles de formats, RSS 1.x et RSS 2.0 qui ne sont pas compatibles entre eux et qui se basent sur des points de vue fort différents. Alors que RSS 2.0, spécifié par Dave Winer, s’attache à la simplicité et ne définit aucun espace de noms, RSS 1.x prend le parti de la formulation sémantique, en adoptant espaces de noms et RDF. Si ces deux formats n’ont pas intégré de structure particulière de standardisation, un troisième format, concurrent des deux précédents, Atom (actuellement en version 0.4), évolue quant à lui au sein de l’IETF. La syndication de contenu est donc un monde complexe, puisque si les aspects techniques engendrent de longues discussions «bruyantes», l’aspect économique, plus discret, ne doit pas être oublié. Ainsi les sociétés comme Google ou Yahoo possèdent des outils stratégiques qu’elles veulent imposer, elles influencent donc l’évolution des formats.

Alors que le début d’année 2004 avait été riche en annonces et rebondissements concernant RSS et Atom, une période de calme s’était installée, propice à la stabilisation. C’est dans ce contexte qu’apparaît RSS 1.1 succédant à une version 1.0 stable et inchangée depuis plus de quatre ans. Les motivations de RSS 1.1 sont simples. Prendre en compte les bugs qui sont apparus sur la précédente version et faire évoluer le format. Si la finalité de cette proposition est classique et limpide, la façon d’agir l’est beaucoup moins. Une liste rss-dev existe et se veut le point central de discussions autour du format RSS/RDF. Or, trois membres de cette liste et utilisateurs de RSS 1.0 ont préparé en comité restreint une nouvelle mouture et l’ont proposé avec un statut proche de la recommandation candidate (pour faire le parallèle avec le processus du W3C). Les auteurs ont abordé le bien fondé de ces évolutions lors de discussions privées avec les précédents protagonistes de RSS 1.0 et ont mis la liste rss-dev devant le fait accompli. Sean B. Palmer, leader de la proposition, a voulu privilégier la rapidité de développement et pallier à l’incapacité, selon lui, du groupe à produire rapidement un nouveau document. Il argue en effet qu’un groupe de trois personnes est plus dynamique et peut accomplir un travail qui ne peut l’être par tous les membres d’une même liste (il semble qu’il ait raison, puisqu’une nouvelle version du document de travail, prenant en compte diverses remarques, est déjà disponible). Son but était donc de ne pas déclencher de discussions sans fin et de faire une proposition constructive au groupe. Malgré ce parti pris sur la forme, le fond semble satisfaire les auteurs de la première version. Les partisans de RSS 2.0,Dave Winer en tête, y voient, quant à eux, un nouveau format inutile, servant une fois de plus la confusion.

Cette version se veut donc être une mise à jour de la version 1.0. Mais elle vise également son remplacement. RSS 1.1 utilise les dernières fonctionnalités de RDF (non disponibles lors de la publication de RSS 1.0) et cherche à réduire les redondances et les ambiguïtés de la précédente version. La compatibilité ascendante est assurée dans la mesure où les points décrits dans une section dédiée sont respectés. RSS 1.1 est également aussi extensible que l’était RSS 1.0 et les modules d’extension peuvent donc être utilisés. Parmi les évolutions techniques, on peut noter :

  • l’élément Channel devient la racine du document (à la place de rdf:RDF)
  • rss:items est supprimé ainsi que tout son contenu (remplacé par une liste typée par l’attribut rdf:parseType=”Collection”)
  • l’attribut xml:lang est autorisé sur tous les éléments
  • l’attribut xml:base peut être utilisé pour simplifier les URI
  • l’espace de noms a changé (le fallait-il ?)
  • l’élément rss:textinput, inutilisé dans_ RSS 1.0_ et contesté dans RSS 2.0, est supprimé.

Autre fait marquant, ce document utilise RELAX NG pour définir de façon formelle le format et utilise les types de donnée de XML Schema. Apparaissent également une ontologie OWL et des versions en Turtle et N-Triplets. Afin de favoriser son adoption, RSS 1.1 est proposé avec un guide (regroupant de nombreux liens) et une gamme d’utilitaires déjà prêts : un validateur de flux RSS 1.1, une mise à jour du célèbre validateur (feedvalidator.org) mis en place par Mark Pilgrim et Sam Ruby, un validateur en python, des feuilles de style XSLT convertissant des fichiers RSS 1.0 en RSS 1.1 ou des fichiers RSS 1.1 en XHTML, la mise à jour de l’analyseur perl XML::RSS

Enfin les applications de weblogs, fournisseurs importants (pour ne pas dire quasi essentiels) de flux RSS, se mettent également à jour. C’est notamment le cas de Wordpress ou de Movable Type (voir la page dédiée).

Cette mise à jour relancera-t-elle l’idée (le besoin) d’opérer une fusion des formats de syndication existants ?

Autres articles sur xmlfr.org:

Canaux atom des groupes de discussions (merci google)

Google propose des canaux Atom pour suivre les groupes de discussions (Usenet). Disponibles dans leur nouvelle version Google Groups 2 bêta

Ils ne sont pas facile à trouver pour l’instant. Deux solutions :

Tim Bray sous le soleil canadien

Le géant Sun Microsystems s’offre l’un des géniteurs de XML et affirme ainsi son intérêt pour les technologies XML, RSS et la recherche avancée d’informations.

Le 1er janvier dernier, le canadien Tim Bray annonçait dans son weblog être à la recherche de nouvelles opportunités professionnelles (après avoir co-édité les spécifications XML 1.0 et espaces de noms, co-fondé Textuality, XML.COM et enfin Antartica Systems). Après trois mois de recherche qui lui ont permis, entre autres, de spécifier à l’aide de la liste XML-DEV un processeur XML écrit en C (Genx) et de le développer, le voici désormais «Technology Director» dans la division logicielle de Sun. Convaincu par la montée en puissance des weblogs et de RSS, Sun s’offre, avec Tim Bray, un expert de choix pour participer aux nouveaux tournants technologiques.

L’un des principaux concurrents de Microsoft complète donc son panel d’experts XML. Et ce n’est pas sans conséquence pour Tim Bray, puisqu’il doit Technical Architecture Group). En effet, les règles du W3C stipulent qu’une seule personne peut représenter une entreprise donnée. Et Norman Walsh fait déjà partie de Sun et de ce comité.

Mais poussé par l’intérêt de son nouvel employeur pour la syndication, Tim Bray s’intéresse à Atom. En accord avec Sam Ruby (l’instigateur du projet), il co-présidera ce nouveau format à l’IETF (dès qu’il sera accepté). Supporté par IBM (employeur de Sam Ruby) et Sun Microsystems (Google et Six Apart, éditeur de Movable Type , sont également de la partie), Atom ne manque donc pas d’appui. Qu’il y ait ou non fusion avec RSS (comme le [propose Dave Winer][19]), 2004 sera, à n’en pas douter, propice à la syndication de contenu.

Autres articles :

Sur d’autres sites :

Interview de Steve Gillmor

RSS - Dates essentielles

RSS ou l’anti-consensus ? Toujours est-il qu’il s’agit bien là d’une technologie où les protagonistes peinent à se mettre d’accord… Zoom sur les dates importantes pour les différents formats de la syndication.

histoire de RSS

Mars 1997 : Microsoft propose au W3C un format XML permettant d’être tenu au courant de nouvelles informations issues d’un canal donné : Channel Definition Format (CDF)

Juin 1997 : A son tour, Netscape soumet au W3C, un autre format XML mettant l’accent sur les métadonnées : Meta Content Framework (MCF). Synthètisant ce format et PICS, le W3C publie la spécification RDF.

Décembre 1997 : Dave Winer, de la société UserLand, propose un format similaire à CDF : scriptingNews. Les deux outils de publication de contenu web développé par UserLand (Manila pour la cible entreprise et RadioUserLand pour les particuliers) utilisent ce format pour syndiquer des informations.

Mars 1999 : Netscape lance son portail my.netscape.com et publie RSS 0.90 (RDF Site Summary). Dans la continuité de MCF, cette version utilise RDF et les espaces de noms. Le portail permet alors à un tout utilisateur de créer son propre compte et d’avoir une page d’accueil personnalisée. La page se présente comme un ensemble de rubriques mises à jour quotidiennement. Les rubriques sont sélectionnées parmi celles proposées par netscape (en réalité, netscape ne fournit que la liste de canaux disponibles, chaque canal étant géré par un site tiers) ou en ajoutant un canal tiers (via une URL). La version actuelle de my.netscape.com n’offre plus ces services, seuls quelques canaux prédéfinis sont désormais accessibles.

Juin 1999 : Ne trouvant pas d’accord avec Netscape quant à une collaboration sur un format commun, Dave Winer propose scriptingNews 2.0b1, format qui inclut les fonctionnalités offertes par RSS 0.90.

Juillet 1999 : Dan Libby (également auteur de la version 0.90), pour le compte de Netscape, spécifie RSS 0.91 et le rebaptise Rich Site Summary. La philosophie du format change, puisque RDF et les espaces de noms sont supprimés. RSS devient un format de syndication, laissant de côté l’idée originale, à savoir le résumé d’un site Internet grâce aux méta-données. Ce nouveau format intègre alors des éléments de scripingNews. UserLand adopte RSS 0.91 et laisse de côté son précédent format ScriptingNews.

Juillet 2000 : Netsape se désinterresse de RSS. La communauté entre en conflit sur l’avenir du format, ce qui donne lieu à une scission (Mark Pilgrim revient dessus en détails). RSS 1.0 voit le jour et se rapproche de la version intiale (0.90). Elle intégre à nouveau le vocabulaire RDF et les espaces de noms XML. L’axe principal de réflexion se porte sur la constitution d’un noyau stable et minimal, agrémenté de modules offrant les possibilités d’extension.

Décembre 2000 : Poursuivant sur la route de RSS 0.91, UserLand (et donc Dave Winer) annonce la version 0.92. Elle reste compatible avec RSS 0.91 puisque seuls de nouveaux éléments optionnels sont ajoutés.

Avril 2001 : Des ajouts mineurs à RSS 0.92 donnent un document de travail RSS 0.93, toujours par UserLand. Cette version ne sera pas déployée.

Août 2002 : Nouveau document de travail par UserLand, RSS 0.94. Un type Mime est introduit au niveau de la description d’un <item>, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Considéré comme une erreur, Il sera d’ailleurs supprimé par la suite. Cette version ne sera pas déployée.

Septembre 2002 : S’appuyant sur les dernières versions 0.92, 0.93, 0.94, Dave Winer spécifie RSS 2.0, après avoir quitté UserLand. Les espaces de noms sont introduits pour permettre l’ajout de modules. Une évolution sur une balise (<skipHour>) est spécifiée en novembre 2002, il s’agit de RSS 2.01, qui remplace la version 2.0.

Septembre 2002 : Parodiant Dave Winer, en intitulant une entrée de son Weblog : “The Road to RSS 3.0” (Winer avait annoncé RSS 2.0, par une entrée “The Road to RSS 2.0“), Aaron Swartz, co-auteur de la version 1.0, propose RSS 3.0. En utilisant quasiment la même façon d’écrire, il spécifie une version de RSS en supprimant la syntaxe XML, les espaces de noms et le HTML des balises <description>.

Février 2003: Dave Winer crée le RSSboard, qui ne détient pas les droits de RSS mais qui doit apporter un support sur le format 2.0

Juin 2003: Face aux difficultés (protectionnisme de Dave Winer sur le format) pour faire évoluer RSS 2.0 , un nouveau groupe de travail se forme pour créer un nouveau format pour la syndication et la gestion des billets dans un weblog : d’abord nommé Echo, son nom sera finalement Atom.

Juillet 2003 : RSS 2.0 change de propriété intellectuelle et de licence. La spécification est désormais hébergée, sous licence Creative Commons, par le “Berkman Center for Internet & Society” de l’Ecole de Droit de Harvard.

Mars 2004 : Devant la popularité de Atom, Dave Winer plaide pour enterrer la hache de guerre et propose une fusion des formats Atom et RSS 2.0. Ce format, à l’image de Atom, serait soumis à l’IETF pour standardisation. Sam Ruby, principal protagoniste de Atom ne semble pas opposer à l’idée.

Juillet 2004 : Dave Winer quitte le RSS board las, dit-il, des querelles. Il déclare faire confiance au board et le laissera travailler.

Décembre 2005: L’équipe IE de microsoft adopte l’icone orange introduite par Firefox pour les flux RSS.

Janvier 2006: Rogers Cadenhead, invité par Winer à rejoindre le RSS board deux mois avant son départ en 2004 et désormais à la tête du comité, s’intérroge sur la viabilité board et mène une concertation auprès de 5 VIP (dont Winer). Collégialement, il est décidé de poursuivre ses activités. Cadenhead lance alors le site rssboard.org et invite huit nouveaux membres. Il tente par ailleurs de modifier RSS 2 pour lever une ambiguité.

Mars 2006: Le RSS board supporte désormais l’icône orange introduite par Mozilla.

Mai 2006: Le RSS board propose à l’IANA d’adopter le type MIME application/rss+xmlpour les flux RSS.